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    Connectivité nomade 12 min de lecture

    Internet en van et camping-car : 4G/5G ou Starlink ?

    Par Azimut AI · · Mis à jour le · Notre charte éditoriale

    Le réflexe, c'est de chercher la couverture. En Europe, elle est largement là : le cellulaire couvre la grande majorité des routes et des littoraux. Le vrai arbitrage a changé de colonne — il est passé dans le bilan électrique. Un terminal satellite actif consomme l'ordre de grandeur d'un frigo à compression. C'est le chiffre que personne ne budgète.

    75–100 W

    Starlink Standard en moyenne ; Mini : 20–40 W, 15 W au repos

    3,5–13 W

    routeur 4G/5G, du repos à la pleine charge (mesures Teltonika)

    6 W

    à vide pour un onduleur 12 V de 800 VA allumé (Victron)

    3 j/mois

    seuil sous lequel le cellulaire gagne

    Pourquoi la connexion est devenue un poste du bilan électrique

    Starlink publie la consommation de ses antennes dans son aide en ligne : 75 à 100 W en moyenne pour la Standard, 110 à 150 W pour la Flat High Performance, 20 à 40 W pour le Mini, qui descend à 15 W au repos. Dix heures par jour, cela fait 0,75 à 1 kWh quotidiens pour la Standard et 0,2 à 0,4 kWh pour le Mini — l'ordre de grandeur d'un frigo à compression 12 V. Dans un van, c'est un deuxième frigo ajouté sans l'avoir prévu : avant d'acheter, ajouter l'antenne à votre bilan électrique.

    Le chemin d'alimentation pèse aussi. Alimenter un terminal en 230 V oblige à passer par un onduleur, qui perd une part de l'énergie à la conversion et consomme même sans charge : Victron indique 6 W à vide pour son Phoenix 12/800, soit 144 Wh par jour s'il reste allumé, environ 70 % de moins en mode recherche. Et c'est la veille, pas les pointes, qui vide le parc : un terminal laissé sous tension toute la journée consomme davantage qu'une session de travail ciblée. La connexion se dimensionne donc comme le froid — en kWh par jour, pas en mégabits.

    Trois façons de se connecter, et ce que chacune coûte vraiment

    • • Partage de connexion du téléphone — quelques watts, rien à installer, aucun abonnement supplémentaire. Le défaut n'est pas la consommation : c'est que le téléphone chauffe, se vide et devient indisponible, alors qu'il est aussi la navigation et le moyen d'alerte. Dépannage plutôt que solution de travail.
    • • Routeur 4G/5G avec antenne MIMO extérieure — 3,5 à 13 W environ selon le modèle et la charge : Teltonika mesure 3,5 à 4 W au repos pour son RUTX11 (4G) et jusqu'à 13 W en pleine charge pour son RUTX50 (5G). Le meilleur rapport watts/débit en Europe. L'antenne extérieure bat l'amplificateur dans la plupart des cas réels : ce qui fait tomber l'appel, c'est la voie montante — le signal faible que votre matériel renvoie vers le relais — et une antenne fixée haut, dégagée du toit métallique, agit dans les deux sens.
    • • Internet satellite en orbite basse (Starlink aujourd'hui, ses concurrents annoncés demain) — 75 à 100 W en moyenne pour l'antenne Standard, 20 à 40 W pour le Mini, plus un abonnement mensuel sans commune mesure avec un forfait cellulaire. En contrepartie : du haut débit là où aucun relais ne porte. L'antenne a besoin de ciel — arbres, falaises et gréement d'un port coûtent du débit — et l'usage en roulant n'est permis qu'avec le matériel et l'abonnement prévus pour cela : à vérifier avant d'acheter.

    Côté abonnement, la règle européenne « roam like at home » s'applique dans l'UE et l'EEE : appels, SMS et données y sont facturés au tarif national. Mais l'« illimité » ne l'est pas à l'étranger : l'opérateur peut appliquer une limite d'usage raisonnable, souvent de quelques dizaines de gigaoctets par mois, dès que vous quittez votre pays. Ce qui termine le mois, ce n'est pas la couverture — c'est le plafond. Il se vérifie avant de tracer l'itinéraire, pas après.

    La règle de décision, et le cas où le satellite est la mauvaise réponse

    Moins de 3 jours par mois hors couverture — le cellulaire gagne

    Comptez les jours du mois où vous serez réellement hors couverture cellulaire ET où vous aurez besoin de haut débit. Sous trois, un routeur et une antenne extérieure gagnent sur tous les axes : watts, poids, encombrement, coût mensuel. Le satellite serait ici du matériel payé et transporté pour rester éteint.

    3 à 10 jours par mois — le mix, satellite résilié entre deux saisons

    Cellulaire en principal, satellite en secours, allumé pour la tâche et éteint après. L'abonnement se suspend hors saison : c'est le coût récurrent, pas le matériel, qui pèse sur l'année.

    Hauturier, zones blanches, travail qui ne peut pas tomber — le satellite gagne ses watts

    Au large, dans les intérieurs sans relais (nord scandinave, intérieur ibérique, fonds de vallées alpines) et pour les visioconférences qui ne peuvent pas couper, il n'existe pas d'alternative. À partir de là, il se budgète comme un frigo : alimenté en continu sans onduleur quand le modèle l'accepte, avec sa part réservée dans le parc et dans le solaire.

    À retenir

    • Starlink annonce 75–100 W en moyenne pour l'antenne Standard et 20–40 W pour le Mini (15 W au repos) : sur dix heures, 0,75–1 kWh ou 0,2–0,4 kWh par jour, l'ordre de grandeur d'un frigo à compression 12 V.
    • Un routeur 4G/5G tient dans 3,5–13 W selon le modèle et la charge ; le partage de connexion ne coûte que quelques watts mais vide le téléphone, qui est aussi la navigation et l'alerte.
    • L'antenne extérieure bat l'amplificateur dans la plupart des cas : c'est la voie montante, pas le téléchargement, qui fait tomber l'appel.
    • En itinérance UE, c'est le plafond d'usage raisonnable — quelques dizaines de gigaoctets — et non la couverture, qui termine le mois.
    • Règle : sous trois jours par mois hors couverture avec besoin de haut débit, le cellulaire gagne sur tous les axes, poids compris.

    FAQ

    Un communicateur satellite remplace-t-il l'internet satellite ?

    Non : ils résolvent deux problèmes différents. Un communicateur satellite bidirectionnel couvre le SOS, les messages courts et les bulletins météo : il pèse des grammes et consomme des milliwattheures, donc son autonomie se compte en semaines selon l'intervalle de suivi. L'internet satellite, c'est du haut débit et des dizaines de watts. Beaucoup d'équipages embarquent les deux : le communicateur pour la sécurité, le cellulaire pour travailler, et l'internet satellite seulement si l'itinéraire le justifie.

    Antenne extérieure ou amplificateur ?

    L'antenne extérieure gagne dans la plupart des cas réels. Ce qui fait tomber un appel, c'est la voie montante, pas le téléchargement : un amplificateur amplifie aussi le bruit et reste strictement encadré, alors qu'une antenne MIMO correctement posée améliore les deux sens. Là où il n'y a vraiment aucun signal, ni l'un ni l'autre ne sert — il ne reste qu'à se déplacer ou à passer au satellite.

    Le forfait européen suffit-il pour travailler depuis l'étranger ?

    Dans l'UE et l'EEE, la règle « roam like at home » facture l'itinérance au tarif national, mais l'opérateur peut plafonner les données « illimitées » à l'étranger au titre de l'usage raisonnable — souvent quelques dizaines de gigaoctets par mois. C'est ce plafond, et non la couverture, qui termine le mois de celui qui fait des visioconférences ou envoie des fichiers. Le volume d'usage raisonnable se vérifie avant l'itinéraire, pas après.

    Sources

    Faits vérifiés le 14 octobre 2026

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