40–75 W
grand terminal satellite actif ; ~20 W en veille
5–12 W
routeur 4G/5G avec antenne extérieure
10–15 %
perdus en passant par un onduleur 230 V
3 j/mois
seuil sous lequel le cellulaire gagne
Un terminal satellite en orbite basse tire de l'ordre de 40 à 75 W en fonctionnement et une vingtaine de watts en veille ; le modèle compact descend vers 20 à 40 W. Dix heures par jour, cela fait 0,4 à 0,75 kWh quotidiens — exactement l'ordre de grandeur d'un frigo à compression 12 V. Dans un van, c'est un deuxième frigo ajouté sans l'avoir prévu.
Le chemin d'alimentation pèse aussi. Alimenter un terminal en 230 V à travers un onduleur coûte 10 à 15 % de plus que la même charge prise nativement en 12 V, onduleur allumé en permanence compris. Et c'est la veille, pas les pointes, qui vide le parc : un terminal laissé sous tension toute la journée consomme davantage qu'une session de travail ciblée. La connexion se dimensionne donc comme le froid — en kWh par jour, pas en mégabits.
Côté abonnement, l'itinérance est incluse dans la plupart des forfaits français au sein de l'UE et de l'EEE. Mais l'« illimité » ne l'est pas à l'étranger : un plafond d'usage raisonnable, souvent de quelques dizaines de gigaoctets par mois, s'applique dès que vous quittez le pays. Ce qui termine le mois, ce n'est pas la couverture — c'est le plafond. Il se vérifie avant de tracer l'itinéraire, pas après.
Moins de 3 jours par mois hors couverture — le cellulaire gagne
Comptez les jours du mois où vous serez réellement hors couverture cellulaire ET où vous aurez besoin de haut débit. Sous trois, un routeur et une antenne extérieure gagnent sur tous les axes : watts, poids, encombrement, coût mensuel. Le satellite serait ici du matériel payé et transporté pour rester éteint.
3 à 10 jours par mois — le mix, satellite résilié entre deux saisons
Cellulaire en principal, satellite en secours, allumé pour la tâche et éteint après. L'abonnement se suspend hors saison : c'est le coût récurrent, pas le matériel, qui pèse sur l'année.
Hauturier, zones blanches, travail qui ne peut pas tomber — le satellite gagne ses watts
Au large, dans les intérieurs sans relais (nord scandinave, intérieur ibérique, fonds de vallées alpines) et pour les visioconférences qui ne peuvent pas couper, il n'existe pas d'alternative. À partir de là, il se budgète comme un frigo : alimenté en continu sans onduleur quand le modèle l'accepte, avec sa part réservée dans le parc et dans le solaire.
Non : ils résolvent deux problèmes différents. Un communicateur satellite bidirectionnel couvre le SOS, les messages courts et les bulletins météo : il pèse des grammes et consomme des milliwattheures, donc son autonomie se compte en semaines selon l'intervalle de suivi. L'internet satellite, c'est du haut débit et des dizaines de watts. Beaucoup d'équipages embarquent les deux : le communicateur pour la sécurité, le cellulaire pour travailler, et l'internet satellite seulement si l'itinéraire le justifie.
L'antenne extérieure gagne dans la plupart des cas réels. Ce qui fait tomber un appel, c'est la voie montante, pas le téléchargement : un amplificateur amplifie aussi le bruit et reste strictement encadré, alors qu'une antenne MIMO correctement posée améliore les deux sens. Là où il n'y a vraiment aucun signal, ni l'un ni l'autre ne sert — il ne reste qu'à se déplacer ou à passer au satellite.
Dans l'UE et l'EEE, l'itinérance est incluse dans la plupart des forfaits français, mais les données « illimitées » sont plafonnées à l'étranger par l'usage raisonnable — souvent quelques dizaines de gigaoctets par mois. C'est ce plafond, et non la couverture, qui termine le mois de celui qui fait des visioconférences ou envoie des fichiers. Le volume d'usage raisonnable se vérifie avant l'itinéraire, pas après.
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