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    Simulateur gratuit · sans compte · calculé dans votre navigateur

    Autonomie énergétique de votre maison : le calcul par code postal

    L'autonomie énergétique d'une maison, c'est la part de son électricité qu'elle produit et consomme elle-même. Avec des panneaux solaires, elle dépend de trois choses : l'ensoleillement de votre commune, la puissance installée et le moment où vous consommez.

    Entrez votre code postal : le simulateur estime votre production, votre taux d'autoproduction et le nombre de jours qu'une batterie vous ferait tenir pendant une coupure.

    Règles et chiffres vérifiés le .

    Calculez votre production solaire et votre autonomie

    Production = puissance installée (kWc) × productible de votre commune (kWh produits par kWc et par an). Le reste du calcul compare cette production à votre consommation, avec les hypothèses du calculateur affichées sous le résultat.

    3 kWc ≈ 7 panneaux de 430 Wc.

    Sur vos factures. Vide : l'estimation du calculateur pour votre foyer.

    Le calcul se fait dans votre navigateur : aucune donnée n'est envoyée ni enregistrée.

    Taux d'autoproduction ou taux d'autoconsommation : ne confondez pas

    C'est le taux d'autoproduction qui mesure votre autonomie : la part de votre consommation couverte par vos propres panneaux. Le taux d'autoconsommation mesure autre chose, la part de votre production que vous consommez sur place. Les deux définitions sont celles du centre de ressources photovoltaique.info.

    • Autoconsommation = électricité produite et consommée sur place ÷ électricité produite.
    • Autoproduction = électricité produite et consommée sur place ÷ électricité consommée.

    Les deux tirent en sens inverse : une petite installation est presque entièrement autoconsommée mais couvre peu de vos besoins ; une grande couvre davantage, mais une part croissante de sa production part sur le réseau. Le simulateur affiche aussi le bilan annuel (production ÷ consommation) : il dit si vous produisez autant que vous consommez sur l'année, pas si vous pouvez vous passer du réseau à 20 h en janvier.

    Batterie : combien de jours sans réseau ?

    Sans batterie, aucun : la nuit, la maison ne produit rien. Avec une batterie, le simulateur compte les jours pendant lesquels elle alimente les seuls usages essentiels — réfrigérateur, éclairage, box internet, recharge des téléphones et, si vous en avez un, la pompe du chauffage central — au pire de l'hiver, quand les panneaux produisent peu. C'est le modèle « autonomie coupure » du calculateur ; le reste de la maison (cuisson, eau chaude, lave-linge) est délesté.

    Attention à l'onduleur. Un onduleur photovoltaïque raccordé au réseau se coupe automatiquement quand le réseau disparaît : c'est une protection de sécurité, dite anti-îlotage, qui évite de renvoyer du courant sur une ligne où interviennent des techniciens. Panneaux et batterie ne vous alimentent pendant une coupure que si l'installation comporte un onduleur hybride avec une fonction de secours et un circuit qui isole la maison du réseau. Demandez-le explicitement au devis.

    Pour les réflexes pendant une coupure et le choix entre batterie, station portable et groupe électrogène, lisez coupure de courant : combien de temps votre maison tient-elle et le guide de la batterie de stockage solaire.

    Ce que change le tarif de rachat 2026 : consommer sur place

    Depuis la réforme S21, le surplus d'une nouvelle installation de 0 à 100 kWc est racheté 1,1 c€/kWh et la prime à l'autoconsommation est supprimée (arrêté du 1ᵉʳ juin 2026, publié au Journal officiel le 4 juin ; détail sur photovoltaique.info). Au tarif réglementé de 0,2001 €/kWh, un kWh consommé sur place vaut environ 18 fois un kWh revendu.

    En pratique, l'autonomie et la rentabilité vont désormais dans le même sens :

    1. dimensionnez l'installation sur votre consommation de jour plutôt que sur la surface du toit ;
    2. déplacez ce qui peut l'être aux heures de production : lave-linge, lave-vaisselle, ballon d'eau chaude, recharge d'un véhicule ;
    3. n'ajoutez une batterie qu'une fois ces usages déplacés, et si vous voulez aussi tenir une coupure.

    Le calcul détaillé, investissement compris, est dans rentabilité des panneaux solaires : le calcul complet. Pour partager une production entre voisins, voyez l'autoconsommation collective.

    Ce que votre région change

    Le même kit de 3 kWc produit environ 56 % de plus à Marseille qu'à Lille : 4 305 kWh par an contre 2 757. L'ensoleillement fait varier la production, donc la puissance à installer pour un même taux d'autoproduction.

    Productible estimé et production d'un kit de 3 kWc bien orienté — mêmes formules que le simulateur.
    CommuneProductible (kWh/kWc/an)Production de 3 kWc (kWh/an)
    Lille (59000)9192 757
    Paris (75001)1 0533 159
    Strasbourg (67000)1 0743 222
    Brest (29200)1 0883 264
    Nantes (44000)1 1723 516
    Lyon (69001)1 2753 825
    Bordeaux (33000)1 3354 005
    Marseille (13001)1 4354 305

    Votre commune n'y est pas ? Le simulateur ci-dessus la calcule, et la carte de l'autonomie en France compare les régions. Pour l'effet du prix local de l'électricité, lisez la rentabilité des panneaux solaires selon la région.

    100 % hors réseau : est-ce raisonnable ?

    Rarement, en France métropolitaine. Une maison qui veut passer l'hiver sans réseau doit dimensionner panneaux et batterie pour les semaines où la production tombe à une fraction de sa moyenne, souvent avec un groupe électrogène en secours. Tout ce surplus de capacité ne sert que quelques semaines par an.

    C'est pourquoi le score énergie du calculateur s'arrête à 95/100 : garder le raccordement comme secours reste plus rationnel que viser 100 %. Le bon objectif est une autoproduction élevée, une batterie dimensionnée pour vos usages essentiels et une maison qui consomme peu — à commencer par le chauffage (voir chauffage autonome). Le guide de la maison autonome détaille les coûts poste par poste.

    Questions fréquentes sur l'autonomie énergétique

    Une maison 100 % autonome en énergie, est-ce possible ?

    Techniquement oui, raisonnablement rarement en France métropolitaine. Pour passer l'hiver sans réseau, panneaux et batterie doivent être dimensionnés pour les semaines de décembre où le soleil manque, et cette capacité reste inutilisée le reste de l'année. Viser une forte autoproduction en restant raccordé coûte beaucoup moins cher, et le réseau sert de secours.

    Quelle différence entre autoconsommation et autoproduction ?

    Le taux d'autoconsommation est la part de votre production solaire que vous consommez sur place. Le taux d'autoproduction est la part de votre consommation que vous produisez vous-même : c'est lui qui mesure votre autonomie. Une grande installation peut afficher une forte autoproduction et une faible autoconsommation, parce que l'essentiel de sa production part sur le réseau.

    La prime à l'autoconsommation existe-t-elle encore en 2026 ?

    Non pour les nouveaux projets : la réforme dite S21 (arrêté du 1ᵉʳ juin 2026, publié au Journal officiel le 4 juin) a supprimé la prime à l'investissement et fixé un tarif unique de rachat du surplus de 1,1 c€/kWh jusqu'à 100 kWc. Avec un surplus si peu payé, l'intérêt d'une installation tient à l'électricité que vous consommez vous-même.

    Combien de jours une batterie tient-elle pendant une coupure ?

    Cela dépend de sa capacité, du nombre d'occupants et de l'hiver local : le simulateur le calcule pour les seuls usages essentiels (réfrigérateur, éclairage, box internet, recharges, pompe du chauffage central). Mais une batterie n'alimente la maison pendant une coupure que si l'onduleur sait fonctionner en secours : un onduleur classique se coupe avec le réseau.

    Quelle puissance solaire installer pour gagner en autonomie ?

    Partez de votre consommation de jour, pas de la surface de votre toit. Un kWh consommé sur place vous évite d'acheter un kWh à 0,2001 € ; un kWh revendu rapporte 1,1 centime. Le simulateur montre, pour chaque puissance, la part autoconsommée et le surplus qui partirait sur le réseau. Exemple calculé par le simulateur : un foyer de 4 personnes qui ne connaît pas sa consommation est compté à 9 400 kWh par an (la consommation moyenne que le calculateur retient pour deux personnes, mise à l'échelle). Au productible médian français de 1 100 kWh par kWc et par an, il lui faut 6,5 kWc, sans batterie, pour produire et consommer sur place au moins 50 % de cette consommation : 7 150 kWh produits, dont 5 005 consommés sur place (53 % d'autoproduction) et 2 145 kWh de surplus. Sans batterie, le simulateur ne compte jamais plus de 70 % de la consommation couverte : une fois la production égale à la consommation, chaque panneau de plus part en surplus. Le calcul de rentabilité, investissement compris, est dans notre article « Rentabilité des panneaux solaires en 2026 : le calcul après la réforme du tarif d'achat ».

    D'où viennent les chiffres du simulateur ?

    Le productible vient d'une estimation par latitude calée sur l'atlas PVGIS de la Commission européenne, la même que celle des pages communes du site. Le bilan annuel, la part autoconsommée et les jours de coupure sont ceux du calculateur Azimut, appliqués à vos données. Ce sont des estimations : pour un devis, seule une étude à votre adresse exacte (orientation, inclinaison, ombrages) fait foi.

    Énergie, eau, alimentation, chauffage : le score complet

    Cette page traite une dimension. Le calculateur les réunit pour votre logement — toiture, foyer, équipements — et vous dit où chaque euro rapporte le plus d'autonomie.

    Calculer le score complet de votre maison

    Pour aller plus loin

    Sources

    Les résultats du simulateur sont des estimations, pas une étude : la méthode complète est décrite sur la page méthodologie.